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C’est quoi une cicatrice ?

Une cicatrice est le résultat de la régénération des tissus du corps suite à une blessure ou à une intervention chirurgicale. Ce processus implique l’intervention du collagène, une protéine fibreuse produite par le corps qui constitue la substance intracellulaire du tissu conjonctif, un tissu de soutien qui a pour but de protéger les organes qu’il entoure. En comblant la surface de la coupure, le collagène contribue à réunir les fibres de la peau.

Les cicatrices peuvent être blanches et s’estomper facilement au fil du temps. Elles peuvent être également « vicieuses » : dans ce cas, leur apparence peut être inesthétique et incommodante. Parmi les cicatrices vicieuses il y a les chéloïdes qui sont dilatées et qui peuvent s’étendre ; elles résultent notamment d’une protubérance du derme situé sous l’épiderme. On compte également les cicatrices hypertrophiques qui apparaissent lorsque la blessure est exposée à un corps étranger. Elles sont enflées et rouges et peuvent être source de démangeaisons.

Les facteurs qui influencent la guérison des cicatrices

Une cicatrice ne sera jamais la même d’une personne à l’autre. Plusieurs facteurs influencent la rapidité et leur degré de guérison.

  • L’âge

Les cellules des enfants se régénèrent plus rapidement que celles des adultes : leurs lésions ne se réparent donc pas toujours de manière esthétique. Les blessures des personnes âgées, au contraire, cicatrisent plus lentement mais d’une manière plus nette, en raison d’une baisse de production de collagène.

  • L’état nutritionnel

Des carences dans certaines vitamines, notamment en vitamine C et en vitamine E, peuvent accentuer le risque de cicatrices vicieuses. C’est pour cela qu’il est conseillé de consommer des aliments qui contiennent ces vitamines ainsi que du zinc car ils aident à la cicatrisation.

  • La pigmentation de la peau

Les peaux de faible pigmentation cicatrisent mieux que les peaux foncées.

  • L’emplacement de la cicatrice

Les cicatrices localisées sur les articulations guérissent souvent moins bien car elles subissent la pression du mouvement.

  • Les infections

Si la blessure n’est pas bien désinfectée, une bactérie peut venir s’y loger ce qui va infecter la lésion. Ce phénomène peut engendrer une cicatrisation anormale et inesthétique.

  • La circulation sanguine

Une circulation sanguine inadéquate augmente les risques d’une mauvaise cicatrisation car les tissus auront plus de mal à se réparer.

Au moment de la blessure

Il faut tout d’abord laver la plaie avec de l’eau et du savon (sans parfum de préférence). Ensuite, il faut exercer une pression à l’endroit de la blessure afin d’arrêter l’hémorragie. Si la marque est profonde, mieux vaut aller consulter un médecin afin qu’il suture au besoin. Il est important d’éviter les mouvements et d’installer un pansement normal ou un diachylon de rapprochement lorsque la plaie est propre.

Dans les jours qui suivent le traumatisme

Il est conseillé de laver la lésion et de changer le pansement chaque jour. L’utilisation du peroxyde est conseillée car il dissout les caillots et enlève la saleté. Lorsque la cicatrice se forme, il est possible de la masser avec une huile douce ou de la crème hydratante : cela l’aidera à s’assouplir et à disparaitre. Prendre un supplément de vitamines C et E et de zinc peut contribuer à une meilleure guérison.

Ce qu’il faut éviter

Une peau cicatrisée est plus sensible. L’application d’alcool n’est pas conseillée car il s’agit d’une substance irritante qui ne favorise pas une bonne cicatrisation. Gratter la plaie accroît le risque de cicatrices vicieuses et l’exposition de la plaie au soleil entraîne une hyperpigmentation de la peau. Cela peut causer l’apparition de taches brunes sur et autour de la blessure.

Le miel et le thym

Le CHU de Limoge utilise le miel à des fins thérapeutiques pour l’accélération de la cicatrisation post-opératoire. Les vertus du miel ont été prouvées auprès de 3 600 patients : 97 % d’entre eux ont eu des réponses efficaces après l’application de pansements imbibés de miel directement sur leur blessure. Le miel est riche en sucres ce qui augmente le métabolisme. De plus, il contient beaucoup de stimulants vitaminiques et son pH acide s’oppose à la prolifération bactérienne et fongique. Le miel de thym est d’autant plus efficace car cette herbe aromatique a des propriétés antiseptiques et antivirales. Les produits sélectionnés  doivent être frais et de bonne qualité bactériologique.

Les méthodes médicales

Dans les cas où la cicatrice est douloureuse ou inesthétique, plusieurs méthodes médicales sont recommandées :

L’injection de collagène
Le collagène est injecté directement dans la cicatrice par le médecin. Pour que le résultat soit concluant, plusieurs séances sont souvent nécessaires.
L’injection de stéroïdes
Ce traitement des cicatrices chéloïdes freine la prolifération des fibroblastes (= cellules du tissu conjonctif responsables de sa formation) et la synthèse du collagène. Il doit être répété toutes les 4 à 6 semaines.
La chirurgie
La cicatrice actuelle est remplacée par une nouvelle cicatrice qui sera surveillée afin de s’assurer d’une évolution normale.
La dermorestauration
Surtout utilisée dans le traitement des cicatrices d’acné, cette méthode médicale de stimulation dermique active la synthèse du collagène à l’aide d’un appareil constitué de microaiguilles.
Le laser
Cette technique ne convient pas aux cicatrices enflammées. Elle aide à améliorer la structure de la peau et à corriger les colorations et les textures anormales des cicatrices.
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