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C’est quoi une lombo-sciatique ?

Définition

La lombosciatique est l’association de douleurs lombaires et de douleur le long du nerf sciatique. Elle est le plus souvent due à une hernie discale.

Mécanismes de la douleur 

  • Au départ, il existe une distension ou une déchirure du ligament qui maintient le disque sur l’arrière : c’est un lumbago aigu.
  • Ensuite, la hernie peut comprimer le nerf sciatique qui est alors responsable de la sciatique . Dans certain cas, il peut arriver qu’elle ne comprime pas, mais que des douleurs existent malgré tout. En effet, l’un des principaux mécanismes de la douleur du nerf est la libération de substances déclenchant inflammation et douleur. Celle-ci est provoquée par l’irruption de matériel discal dans un endroit qui n’est pas fait pour l’accueillir. C’est pourquoi les sciatiques guérissent très souvent alors que la hernie est toujours présente, et que la chirurgie n’a finalement pas été effectuée.

Les formes typiques

Elles sont traitées d’emblée sans aucune radiographie de rachis .

  • Le repos est d’au moins de quelques jours, avec une ceinture lombaire pour aider à soutenir les lombes au cours de la position debout. Parfois un corset est prescrit, si les douleurs sont très fortes. Autre raison du port du corset, l’espoir de faire cicatriser la brèche du ligament. La contention doit alors durer 6 semaines.
  • Les médicaments associent les anti-inflammatoires et les médicaments contre la douleur , parfois des décontracturants musculaires.
  • La kinésithérapie a peu d’intérêt à ce stade, car elle ne peut comporter que des massages et des tractions douces.

Au bout d’une quinzaine de jours :

  • Soit l’amélioration est déjà perceptible, et le traitement médical puis une rééducation fonctionnelle , va aider la personne à retrouver un bon usage de son dos, avec des précautions qui s’imposent au cours de certaines mouvements.
  • Soit il n’y a aucune amélioration, et dans ce cas, le médecin va demander des radiographies pour vérifier l’intégrité des vertèbres, et éventuellement une prise de sang pour vérifier l’absence de signes infectieux. Il peut alors pratiquer en toute quiétude de une à trois infiltrations pour avoir une meilleure action anti-inflammatoire. Certains médecins le font dès le début dans les cas typiques. D’autres utilisent une association de physiothérapie et de mésothérapie avec de bons résultats.

Dans les cas résistants au traitement ou compliqués :

  • Si la sciatique reste intense avec un traitement médical complet, la chirurgie est alors envisagée : le bilan pour préciser la hernie, et vérifier qu’elle est bien responsable des douleurs, est fait soit avec un scanner , soit avec une imagerie par résonance magnétique nucléaire .
  • Le chirurgien n’intervient que si la localisation de la hernie est cohérente avec la localisation de la douleur sciatique ; sinon, il approfondit le bilan pour mieux comprendre la cause et agir à bon escient.

Les complications demandant la chirurgie en urgence sont :

  • Les douleurs incontrôlables : cela devient rare avec les médicaments actuels, très maniables.
  • La perte de la force musculaire : un déficit moteur prouve que la compression est importante et mal tolérée. Une fois installé, il est difficile à récupérer ; il vaut mieux ne pas traîner pour libérer le nerf.
  • Les troubles des sphincters : cela s’appelle le syndrome de la queue de cheval ; la queue de cheval est un faisceau de nerfs qui se détachent de la moelle épinière à son extrémité, et qui se trouvent dans le canal rachidien au niveau lombaire. Ils innervent tout le petit bassin, donc la vessie , le rectum , et leurs sphincters. Quand ceux-ci sont touchés, il faut intervenir en urgence car ils ont beaucoup de mal à récupérer.

Les séquelles

  • Les nerfs gardent la mémoire de la douleur assez longtemps. Quand la sciatique a duré longtemps avant d’être soulagée, le nerf va rester longtemps susceptible et douloureux à la pression. Il existe des médicaments spécifiques de ces douleurs.
  • Les déficits moteurs sont plutôt longs à récupérer, et les troubles sphinctériens sont durables.
  • Le lumbago récidivant : les causes en sont multiples, autant ligamentaires et articulaires que discales. Donc même après la chirurgie, il est courant que les douleurs lombaires persistent alors que la sciatique est effectivement guérie.

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